Le Synofdes, souhaite partager son retour d’expérience après avoir suivi la première session du parcours CEC Monde Académique, qui s’est tenue les 12 et 13 mars 2026 sur le campus HEC Paris. Une expérience immersive pluridisciplinaire et systémique riche en enseignements, en émotions et en intelligence collective, pour une transformation écologique dans la formation professionnelle.
Une soirée d’embarquement inspirante
Dès la soirée d’embarquement, l’esprit du parcours s’est révélé : écouter avec attention, parler avec intention, bienveillance, co-responsabilité… Le fil rouge du parcours ? Le Petit Prince de Saint-Exupéry, symbole d’une quête de sens et de connexion entre les êtres vivants. Ensemble, nous allons écrire un récit fait de petites et grandes histoires, mêlant intelligence collective, émotionnelle et concrète pour établir notre feuille de route.
Constitués en « camp de base », le Synofdes a rejoint celui du Renard aux côté de :
- E2C Lille – École de la 2e Chance
- INSA Toulouse
- HEC Paris
- Icam
- Sorbonne Paris Nord
- École Du Breuil
- Ecologica
Nathanaël Wallenhorst avec son livre « 2049 : Ce que le climat va faire à l’Europe », nous a invité à réfléchir aux points de bascule face à la crise climatique.
« Pour un début, c’est très bien organisé, cadencé, et il y a tout de suite un bon esprit général puisque tous, nous avons choisi d’y participer – et ça change tout ! » Hélène Lerosier
Suivre sur Linkedin
Première session : comprendre les limites et les enjeux
Cette première session, intitulée « Comprendre les limites et les enjeux », a réuni 25 duos de dirigeants, des étudiants et l’équipe CEC. Deux jours intenses, où tête, cœur et corps ont été mobilisés pour prendre la mesure des défis environnementaux et sociaux d’une transition juste.
Matinées en plénière : des intervenants de haut vol
Les matinées étaient consacrées à des interventions d’experts, pour éclairer les enjeux sous différents angles. Parmi elles :
- Bruno David (paléontologue et biologiste) a partagé ses travaux sur la 6e extinction de masse, rappelant l’urgence d’agir pour la biodiversité.
- Noémie Paté (maître de conférences en sociologie) a souligné l’importance d’une transition juste, où les inégalités sociales sont aggravées par les changements climatiques.
- Côme Girschig (conférencier engagé) a stimulé nos imaginaires pour construire de nouveaux récits face aux défis écologiques.
Après-midis en « camp de base » : réflexion individuelle et intelligence collective
En « camp de base », un espace dédié à la digestion collective des enseignements reçus en plénière. Cet espace a permis de poser les bases de notre feuille de route, en identifiant les interactions et interdépendances de nos structures avec leur environnement. Une démarche proche de l’analyse de double matérialité, essentielle pour comprendre notre impact et nos leviers d’action.
Prises de conscience et pistes d’action
Les échanges ont révélé des biais cognitifs et des dissonances largement partagés, tant dans la vie professionnelle que personnelle. Plusieurs questions clés ont émergé :
- Le climat : crise ou maladie imaginaire ? « Est-ce une grippe ou un cancer ? Un cancer, mais nous avons un traitement : notre comportement. »
- Atténuation vs adaptation : Pourquoi sommes-nous dans l’atténuation alors que nous devrions nous adapter à un changement climatique déjà en cours ?
- Responsabilité et marges de manœuvre : Être responsable ? c’est briser les limites, repérer les marges d’action là où l’on maltraite les territoires (agriculture intensive, surface aéroportuaire, rivières polluées, bassines …), changer ses propres pratiques (consumérisme, usage non raisonné des plastiques …) …
Les limites planétaires et le plancher social
- 9 limites planétaires dont 7 déjà dépassées : « Nous sommes au-dessus du plafond environnemental. »
- 10 % des plus aisés dans le monde représentent 2/3 du réchauffement climatique : « En France, ce sont ceux au-dessus du SMIC. »
- Transition juste : « Les plus exposés ne sont-ils pas les moins responsables ? »
Pistes pour repenser la formation
- Partager des histoires pour créer de nouveaux imaginaires et référentiels.
- Adopter une approche systémique (ex : pollution des plastiques, complexité du recyclage).
- Promouvoir la résonance scientifique et changer de paradigme (économique, social, culturel).
Le rôle du Synofdes : embarquer et agir
Cette première session a confirmé l’importance pour le Synofdes de s’engager pleinement dans ce parcours. Plusieurs actions concrètes ont déjà été identifiées pour embarquer notre réseau :
- Informer notre réseau d’adhérents et de partenaires de notre participation à la CEC Monde Académique
- Mobiliser nos espaces d’échanges collectifs
- Mettre à disposition une pléiade de ressources
- Valoriser le rôle des organismes de formation face aux enjeux écologiques
Prochaines étapes : un parcours en 5 sessions
- S2 (21-22 mai Centrale Lyon). Vers de nouveaux modèles de réussite
- S3 (9-10 juillet École Du Breuil) Former et rechercher avec le vivant
- S4 (9-10 octobre Campus de la Transition) Redessiner sa stratégie
- S5 (26-27 novembre) Prendre son envol
Chaque session sera l’occasion d’approfondir notre réflexion, de renforcer les coopérations et de construire des solutions concrètes pour une formation professionnelle alignée sur les limites planétaires et les enjeux sociaux.